Equipe 2020

L’informatique est un domaine qui n’a pas connu la crise durant les confinements. Jean-François Vaillant, dirigeant de la société Aremas informatique, répond à nos questions.

Comment vivez-vous cette année et ses deux confinements ?

« Le premier confinement n’a été une surprise pour personne. Avec mon équipe, nous l’avions induite et anticipé. Nous avons investi principalement dans des commandes d’ordinateurs et ce en grand nombre afin de pouvoir faire face à la demande. Le télétravail de masse était prévisible tant pour les professionnels que pour les élèves et les étudiants. Notre décision nous a donné raison. Ce coup d’essai fut payant puisque le stock très rapidement multiplié par trois n’a pas suffi ».

Sur le plan organisationnel, cela n’a pas dû être simple ?

« En effet, l’atelier est resté ouvert mais Thibault, le technicien, s’est retrouvé en chômage partiel, Sylvie au secrétariat pour la gestion, la compta a travaillé en télétravail, je me suis retrouvé seul à 50 % à gérer la boutique et la vente et à 50 % à l’atelier à gérer la réparation, la mise en place du télétravail et l’investissement du matériel correspondant car l’ordinateur pendant cette période a été mis à rude épreuve ».

Commercialement, cette période fut donc bénéfique pour l’entreprise ?

« Avoir fait le choix de rester ouvert comme un commerce de nécessité a été payant. Les installations, les demandes de réparations, les achats, le consommable pour les particuliers et les professionnels ont été abondants. De très longues journées mais quand le travail est là, il faut le prendre, il fallait tenir l’entreprise. Je remercie au passage toutes ces personnes qui ont fait travailler le commerce local et évité les achats sur les grandes plateformes du net. Du particulier au PME, CFA, collèges, écoles, mairies, artisans… ».

Sur le plan personnel, vous n’avez pas eu de licenciement ?

« Non, nous avons même embauché une personne ».

Les deux confinements ont-ils été identiques ? :

« Non, au deuxième confinement, tout l’effectif a été présent et il y a eu des déplacements sur site alors qu’au premier confinement, il n’y a eu aucune main-d’œuvre sur site, ce qui n’a pas toujours été compris sur le moment. Dans tous les cas, depuis le début d’année, nous avons redoublé nos efforts pour être réactifs et présents auprès du client. Contrairement à d’autres professions, nous avons eu la chance de pouvoir continuer de travailler. C’est l’essentiel à retenir ».